Final Fantasy XII

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 Les terres arides de Giza.

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Elowan Elfée Ondore

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MessageSujet: Les terres arides de Giza.   Mer 30 Juin - 21:00

Finalement, et contre toute attente, Elowan se retrouvait de nouveau en voyage avec Elwing. D'une certaine façon, leur relation avait évoluée depuis leur départ de Bhujerba, du moins et uniquement sur un certain point, car Elwing était une voleuse, et rien d'autre qu'une voleuse. Il se devait alors de la considérer ainsi. Néanmoins quelque chose avait changé, en tout cas c'est ce que ressentait Elowan envers la voleuse depuis ce début de route sur les plaines arides de Giza. Peut était-il plus serein parce qu'il pouvait se dire « comprendre » Elwing sur ce point : la nouvelle de l'enlèvement de ses parents avait été un choque pour elle, et pour n'importe qui cette réaction aurait été largement justifiée. Lui même avait vécu un évènement identique, peut être plus douloureux par l'absence définitive et certaine de ses parents … quelque part c'était pour eux qu'il se battait encore ...

" (...) occupe toi bien de ta résistance chérie "

Sans vraiment pouvoir expliquer cela, Elowan avait été blessé par ses mots. Il s'était déjà remis mainte fois en question sur ce sujet la, et le Marquis avait déjà abordé le sujet à plusieurs reprises avec son petit-fils. Comme quoi Elowan se tournait parfois trop vers la résistance comme unique moyen d'évasion, son unique chance de venger sa famille morte à cause des conflits survenus il a quelques temps déjà. Mais Elowan préférait ne pas y repenser, cela faisait à présent parti de son passé. Depuis il s'était promis d'avancer et de reprendre la résistance en main, afin de trouver une fin à sa vengeance envers l'empire ...

Étant en procession de la pierre qu'Elwing lui avait précédemment donné, il se mit à l'inspecter avec attention. Dans sa jeunesse, on l'avait un peu instruit sur les nithilites et leur pouvoir. Mais il était encore loin d'être un expert en la matière ... se nithilite ... alors c'était donc pour cela qu'Elwing voulait absolument aller à Jahara ? Il est vrai que ce peuple est connu pour ses ancestrales connaissances sur ses pierres magiques anciennes, le peuple Garif sera surement de très bon conseil. Elowan fit tourner la pierre entre ses paumes d'un air pensif, tandis qu'Elwing marchait toujours près de lui en silence. Il regarda la pierre de plus près, elle n'était pas banale, il en était certain. Un œil correctement informé pouvait le reconnaître. Alors c'était ça son arme invincible contre Vayne ? Bon, pas de quoi en faire tout un fromage à vrai dire, et ce même si elle pouvait se montrer potentiellement utile. Elowan garda toujours le silence, d'un part parce qu'il était toujours dans ses pensées mais aussi et surtout parce qu'il respectait le mutisme de la jeune femme.

En tout cas, le fait d'accompagner Elwing jusqu'à Jahara ne détournait en rien l'itinéraire qu'avait organisé Elowan, en effet le petit village des garifs se trouvait sur sa route. En réalité, il était curieux de connaître le véritable pouvoir de cette mystérieuse pierre. Il se fichait pas mal de savoir ou elle l'avait trouvé, de plus cela deviendra une nouvelle source d'embrouille entre Elwing et lui, désaccords dont il était fatigué à présent, il fallait l'avouer. Quitte à voyager avec quelqu'un, il pouvait au moins faire l'effort de rester correct, du moins si Elwing restait elle aussi correcte envers lui. Puis il la regarda, curieux de savoir comment son état psychologique évoluait, qui sait, on pouvait la trouver sous une pierre du soleil en train de se pendre. Mais elle semblait encore perdue dans ses pensées, regardant toujours le paysage avec minutie. Il aurait préféré la rassuré sur l'enlèvement de ses parents, mais ce n'était pas vraiment son genre de mentir pour rassurer les autres, d'ailleurs rassuré les autres tout court n'était pas vraiment son domaine. En effet il était plutôt maladroit pour ce genre de choses, et préféra garder le silence au profit de quelques paroles rassurantes. Après tout, elle devait y faire face seule. Elowan finit par abandonner toutes approches, et décida de se pencher sur le problème de la résistance, il ne devait quand même pas oublier son but finale : réunir les derniers groupes de résistants au point de rendez-vous, qui était le sanctuaire de Bur-Omisace. Ainsi, après ce détour par Jahara, il reprendra son itinéraire. Peut être que d'ici la il proposera le soutient de la résistance à Elwing, cela lui permettra de retrouver sa famille après la bataille, mais seulement en cas de réussite ...

Sur le trajet, Elowan sortit sa carte, et vérifiait de tant à autre le chemin qu'ils empruntaient, afin de ne pas faire un détour inutile. Ayant murement réfléchit aux évènements précédents, il décida se s'excuser pour son acte désobligeant de Rabanastre, peut cela rassurera un peu la voleuse qui semblait toujours dans ses pensées …

- Je tiens à m'excuser pour tout à l'heure à Rabanastre. Je n'avais pas le droit de t'embrasser, mais sache que je ne voulais en aucun cas t'offenser. Je l'ai fait uniquement pour éviter qu'on se retrouve tous les deux en prison.

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Elwing

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MessageSujet: Re: Les terres arides de Giza.   Sam 10 Juil - 21:45

-Je tiens à m'excuser pour tout à l'heure à Rabanastre. Je n'avais pas le droit de t'embrasser, mais sache que je ne voulais en aucun cas t'offenser. Je l'ai fait uniquement pour éviter qu'on se retrouve tous les deux en prison.

Il s'était tut et voilà qu'il se met à s'excuser, pour tout dire, Elwing en avait rien à faire, elle n'avait qu'une chose en tête : sauver son frère. Tête baissée et toujours d'un air calme et froid, elle répondit :

-C'est déjà oublié et de toute façon je n'ai pas que ça à pensé. Nous devons nous dépêcher d'aller à Jahara. Ensuite moi j'irai à la forteresse de Nalbina, je ne t'oblige pas à venir, va voir tes resistants moi je m'occupe de ma famille.

Elwing pouvait paraître froide envers Elowan, c'était la première fois qu'elle était ainsi. Même au début, lorsqu'elle le menaça coutelas sous la gorge du blond, elle gardait une once de chaleur, d'humanité, là elle ressemblait à un être sans âme prêt à tuer n'importe qui ou n'importe quoi pour atteindre son but. Elle en fit tout de suite la preuve, en assassinant plusieurs lapins du bonheur qui étaient inoffensifs. Elowan pouvait être surpris de ce changement. Il devait sûrement comprendre que touché la seule chose qui reste de cette fille pourrait la rendre si agressive. Elle devait être proche de sa famille pour agir ainsi. Mais Elwing se battait uniquement pour son frère. Ses parents pouvaient se débrouiller. Avant, pendant qu'ils volaient et fuyaient, Elwing devait s'occuper de son petit frère en même temps qu'elle. Son caractère ne provient pas de l'hérédité mais bien de son expérience. Elwing, cette fille joyeuse, habile, maline et gentille pouvait vite se transformer en un ennemi froid, sauvage et démunie d'émotion.

Le fait qu'Elowan l'accompagne , ne changeait en rien son sentiment, il s'agissait d'une sûreté en plus rien d'autre. Bien sûr elle ne voulait pas désobéir sa mère, même du haut de ses 20ans, Elwing était très attachée à sa mère. Elle lui a tant appris, son père souvent absent ne voyait quasiment pas sa fille, de ce fait, Elwing avait développé une affection toute particulière envers sa mère. Les absences répétés de ses parents, ont obligé malgré Elwing de s'occuper de son frère comme s'il était son propre fils. Conséquemment très attaché à son frère, Dyrin, Elwing ne pouvait pas avoir l'esprit tranquille tant qu'elle n'était pas allé le délivrer d'un endroit si infâme qu'était le donjon de Nalbina. D'un ton toujours calme mais ayant un peu plus perdu espoir vis à vis d'Elowan et lui demanda :


-Dis moi, après s'être dirigé vers Jahara, tu iras directement à Bur Omisace ?

Suite à cette question, Elwing marchait toujours au côté d'Elowan, en attendant une réponse.
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Elowan Elfée Ondore

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MessageSujet: Re: Les terres arides de Giza.   Lun 12 Juil - 2:06

Alors comme ça Elwing ne lui en voulait pas, ou plutôt Elowan pouvait constater qu'elle ne le réalisait pas vraiment, ou pas encore. Elle devait surement pensé à sa famille détenue par l'empire. Finalement il avait cessé de remuer la pierre entre ses mains, se montrant attentif et plus intéressé par les paroles de la jeune femme. En effet il avait la forte impression de ce voir plus jeune, lorsqu'il venait de perdre ses parents. Une sensation de déjà vu inconfortable et regrettable. La solitude ressentit lorsque l'on se retrouve seul face a l'adversité, cette sensation de malaise et cette haine conséquente parfois dévastatrice mais inconsciente, Elowan l'avait déjà ressentit et il pouvait voir de nouveau cette haine transpercer Elwing se manifestant par un profond désire tuer des êtres innocents qui bordait leur itinéraire, un moyen d'extériorisé comme un autre. L'héritier du Marquis n'avait rien dit, il n'avait rien à dire et n'avait en aucuns car le droit de juger, lui même par expérience estimait qu'on ne pouvait pas raisonner ce genre de haine. Ces pensés lui fit réaliser qu'il ne connaissant rien d'Elwing, ni elle de lui. La seule et unique chose qui les liaient était cette pierre qui les obligeait a suivre le même chemin, sinon tous les séparaient. Il était issu de la haute noblesse, en effet le titre de marquis que possédait son grand-père lui donnait une puissance militaire non négligeable, et elle était une voleuse de bas étages vivants dans l'obscurité de la puissance qu'étais Rabanastre. Mais ses constats furent coupés par les paroles de la jeune femme, qui contre toute attente semblait se renseigner sur ses attentions de voyage en lui demandant si il irait directement à Bur-Omisace après Jahara. Elowan s'était arrêté un instant, et Elwing ne le remarqua pas. Il la rattrapa alors et s'adapta un instant à son rythme soutenu, puis déclara d'un ton sur interrogateur :

- Je suppose que tu as l'intention d'aller sauver ta famille ?

Il se souvenait de ses actes puérils du temps ou il avait perdu sa famille. Oui, il a longtemps lorsque prit de haine il était prêt a se ramener chez l'empereur pour tout détruire et satisfaire son mécontentement égoïste, lorsque sa vie avait basculé si rapidement pour devenir progressivement un enfer. Un enfer qu'en vérité il avait été le seul à provoquer, incapable de réaliser qu'il s'enfermait lui même dans sa haine. Il pouvait éviter qu'Elwing se transforme elle aussi en monstre emplit de solitude, ainsi il se hâta de calmer ses ardeurs, comprenant parfaitement qu'elle voulait se précipité d'aller sauver sa famille :

- Te jeter corps perdu dans la haine de l'empire ne fera qu'amplifier la vengeance de Vayne. Tes sentiments et tes regrets aussi forts soient ils ne valent rien fasse à toute ces personnes qui ont perdu leur famille entière. Tes parents sont encore en vie. Je ne connais pas exactement tes motivations, mais sache garder le sens de la généralité, il le faut même dans ce genres de situations ….

Elwing ne pouvait pas connaître le sens personnel qui ressortait de ces paroles. Une expérience aussi bien générale que morale qu'Elowan voulait délivrer à la voleuse d'une façon universelle. Même si évoqué cela lui rappelait un souvenir dont il n'avait aucunement envie d'en revoir les images.

- … Toutes ces personnes qui ce sont engagés dans la résistance, connait tu leurs motivations ? Certains ont perdu des membres importants de leur famille, mais ils se battent aussi pour leur survie et le bien de tous. C'est un moyen de transformer un sentiment de haine personnel au nom de toutes ces personnes qui vivent dans la solitude. Je t'aiderais à sauver ta famille, parce que j'ai choisis cette voix. Mais sache que je ne ferais rien d'imprudent même si à tes yeux le temps compte.

Même si ses paroles étaient dures à entendre mais juste dans un sens, Elowan savait qu'il le devait. Lui même avait sacrifié sa haine au profit de toute une population, concrétisant cette haine commune en un regroupement plus connu aujourd'hui sous le nom de résistance. Personne n'avait le droit de sacrifier un ensemble au nom de sa personne. Il aurait pu être plus délicat avec Elwing, c'est vrai, comme tous ces nobles qui se montrent galants et avenants, mais ce genre de niaiseries étaient loin d'être son fort. Si il était sincère envers lui même pourquoi ne le serait-il pas envers les autres ?

- A présent tu dois mieux comprendre les motivations de la résistance et son but final. Je n'ai plus rien à dire à ce sujet. Ta réponse ? Seras tu attendre mon aide au profit de ma protection et de la sureté que j'offre a la résistance et à toutes ses personne qui ont perdu des membres de leur famille ? Des amis ? Des êtres chers ? Parfois même un foyer ? Seras tu capable au nom de ta famille de te battre avec toute la lucidité d'une personne apte à faire la part des choses et a réaliser les horreurs du monde qui l'entoure ?

Les dernières paroles d'Elowan c'étaient montrés insistantes, et chacun de ses mots avaient le poids d'un coup de massue. Il ne voulait pas la blessée, loin de la c'était sa façon à lui de se comporter « gentillement » envers les autres, les raisonner, parler et établir un dialogue pour trouver des arrangements qui conviendront à deux personnes dont le jugement diffèrent. Il avait sous entendus qu'il la soutenait dans le fait qu'elle voulait sauver sa famille, mais il ne pouvait pas aller comme ça dans les rangs de l'empire pour réclamer des voleurs fraichement emprisonnés, cela mettra indéniablement la résistance qu'avait longuement et durement réunit Elowan en danger. Il se sentait capable de l'aider, mais gardera précieusement la résistance loin de tout ça. Mais même si il avait été un peu dur, il estimait ses paroles justes, et il ne voulait pas qu'Elwing devienne aussi égoïste que lui et ce même si son jugement avait changé par la suite grâce à l'aide et au soutient du Marquis Ondore.

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Elwing

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MessageSujet: Re: Les terres arides de Giza.   Mar 20 Juil - 20:36

Elwing toujours dans ses pensées, laissait Elowan répondre à sa question, malheureusement pour elle ce qui devait être une réponse claire et net, s'est transformer en leçon de morale, elle n'en n'avait pas besoin, pas maintenant, même si Elowan avait fait un sacré effort pour la supporter durant ce temps, fallait pas qui se mette à lui faire la morale. C'est comme cela qu'elle perçu la chose:

-Te jeter corps perdu dans la haine de l'empire ne fera qu'amplifier la vengeance de Vayne. Tes sentiments et tes regrets aussi forts soient ils ne valent rien fasse à toute ces personnes qui ont perdu leur famille entière.(...)
Bla bla... Une vraie pipelette, même avec ses bonnes attentions, Elowan commençait vraiment à lui taper sur les nerfs. Pour parler comme ça, il avait sûrement vécue la chose, se dit Elwing. Mais ce n'était pas le moment c'est tout.

Après ce long discours sur les pauvres résistants qui ont perdu leurs familles et tout le blabla, Elwing dédaignait répondre simplement:


-Tu sais quoi , je m'en fiche, je ne suis pas si bête pour me lancer à corps perdue dans le donjon, j'ai des connaissance, l'avantage dêtre sociable contrairement à d'autres, pendant que tu parlais de la tristesse des résistants, je réfléchissais tu vois. Je ne sais pas ce qu'ils ont vécus mais je m'en fiche, le plus important c'est mon frère, mes parents peuvent se débrouiller, je n'allais pas aller à Nalbina pour eux de toute façon. Merci Elowan mais je n'ai pas besoin de ça maintenant.

Au bord du crise de nerf, bien mérité, depuis quelques années, Elwing, se hâta d'aller retrouver le village nomade non loin de là. Toutes les paroles d'Elowan n'ont aucuns effets, du moins pour l'instant. Cependant, Elowan ne pouvait pas bien comprendre, Elwing ne voulait en aucun cas le vexer ou l'énerver, il fallait avouer qu'il était plus bavard que lors de leur première rencontre et qu'il arrêter de traiter la jeune femme de " vaurienne" ou de "sale voleuse". Malgré la colère qui montait Elwing décida de parler cette fois-ci plus calmement:

-Excuse moi, mais là, il s'agit de mon frère, il l'a plus d'importance que ma vie, lorsque mes parents continuaient leurs conneries d'aller voler et de fuir les autorités, c'est moi dès mon plus jeune âge qui a du s'en occuper. Je le connais par cœur, je le considère comme mon fils et personne ne lui fera du mal. Je pense que tu ne pas pas comprendre ces problèmes. Tu es fils unique à ce qu'il paraît. C'est pour cela, Elowan, qu'il ne faut pas parler des résistants, je ne veux pas pleurer sur leur sort, car tout le monde a une vie difficile dans les bas fond de la basseville. Il y en a même qui sont plus malheureux que ces résistants, alors s'il te plaît...
Dans tout les cas, merci...


Clôtura-t-elle d'un ton plus doux que précédemment.
Bientôt la voleuse et l'héritier, allaient pénétrer dans le village nomade de Giza, là où l'on fabrique les fameuse Pierre Soleil.
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Elowan Elfée Ondore

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MessageSujet: Re: Les terres arides de Giza.   Ven 23 Juil - 23:55

- Très bien …

Répondit simplement Elowan tout en levant les mains pour montrer son approbation. Il est vrai qu’il avait mal choisi son moment pour parler franchement avec elle, le coup de ses parents emprisonnés mais surtout de son frère lui aussi retenu par l’empire avait surement été plus amer pour Elwing qu’il ne l’avait pensé. Il n’insista pas, ce n’était pas son genre. Et puis de toute évidence ce n’était pas à lui de lui faire réaliser les choses, lui ne pouvait qu’en être garant. Elwing est une personne grande et mature, elle ira seule vers sa propre vérité, c’est indéniable, de plus il ne la connaissait pas assez pour se permettre de la juger complètement. Ainsi, Elowan consciencieux de garder une entente planifiée garda le silence jusqu'à ce qu’ils atteignent un petit village itinérant répondant au nom de « Giza » , plutôt connu dans les alentours du pays pour produire des Pierres du Soleil, véritable source d’énergie.

Elowan n’était jamais vraiment passé par cet endroit, il l’avait vu bien sûr dans des livres ainsi que sur les nombreuses cartographies que lui faisait étudier ses précepteurs, ceux qu’Elowan avait fait courir dans toute la demeure Ondore soit disant parce que ceux-ci le privait de « sa liberté » , il en avait d’ailleurs usé de toute sa ruse pour les coincer et les semer, les attendant au bout de couloir pour leur faire subir les pièges expérimentaux les plus perfides… ce qui avait plus ou moins appuyé la prédisposition de l’enfant à soutenir les actions de ses parents (même si il fallait l’avouer, sa politesse et son sang froid enfantin sans pareil surprenait déjà les parents de celui-ci). Mais l’héritier fut interrompu dans son souvenir peu brillant d’enfance. Alors qu’Elwing avait pressé le pas à la vue du village, le garçon avait lui, reporté son attention sur des traces de pas qui se dessinait sur le sol. Il s’accroupi, observa un instant puis se releva et continua sa route afin de ne pas attiré l’attention d’Elwing. A première vue, un Vangaa, deux Seeq et un Hume qui étaient étrangement revenu sur leurs pas. Ce genre de groupe, composé de toutes les forces possibles étaient généralement destinées à des chasses « spéciales », sinon on ne croisait que rarement ce genre d’unité, a moins qu’ils soient des commerciaux ? Non, car si cela avait été vraiment le cas, il y aurait eu des traces de charrettes qui seraient venue accompagner les pas des voyageurs. Des chasseurs donc, de l’empire ? Jamais le Marquis n’aurait fait appel à ce genre violence …

« Des sbires de Vayne … »

Elowan n’approuvait pas cette proximité avec l’ennemi. De plus si ils étaient revenu en arrière, c’était forcement parce qu’ils étaient a la recherche de quelqu’un ou de quelque chose. Le jeune homme rattrapa Elwing puis la dépassa aussitôt arrivée à sa hauteur. La dernière discussion précédente avec la voleuse s’effaça, de toute façon elle avait besoin de calme et de silence pour faire la part des choses. La nuit tombait presque, une fois qu’ils auraient sollicités le gite et peu être le couvert auprès de ces braves gens, il aura peu être le temps d’interroger les quelques villageois qui veillaient encore sur ses mystérieux passagers. Ainsi, il s’arrêta près de la doyenne du village et lui demanda poliment l’hospitalité.

-(…) Si ce n’est le gite, au moins l’autorisation de dormir dans les alentours du village sans gêner ou crée d’interrogations chez les villageois. Nous sommes voyageurs itinérants, nous ne resterons que cette nuit.

La doyenne regarda Elowan de la tête au pied, puis elle dévisagea Elwing. Cette vielle femme devait surement être très observatrice pour se permettre de les fixer de la sorte. Puis elle déclara d’une voix presque tremblotante mais nettement assurée, celle d’une vielle doyenne dont le temps avait clairement apporté les vertus de la sagesse :

- Vous n’avez pas l’air bien dangereux. Mais par pur et simple sécurité je vous demanderais de me confier vos armes, que je déposerais ainsi près de ma demeure : c’est la seule et unique règle que je vous imposerais. Une tente utilisée généralement pour les invités de la famille mais aussi pour les voyageurs itinérants a été aménagé au fond, près de l’enclos vous pourrez y passer la nuit en toute tranquillité.

Elowan se dépouilla de toutes les armes qu’il possédait, des plus discrètes aux plus apparentes (il prit néanmoins le soin de donner en dernier la lame qui seyait sa taille depuis le début du voyage, enfermé minutieusement dans un fourreau décoré de vielle pierre : Arme qu’étrangement il n’avait pas utilisé une seule fois depuis son départ de Bhujerba). Elowan regarda au loin d’un air soucieux, finalement sa petite idée de faire une petite ronde dans les alentours était tombée à l’eau. Mais bon, s’il fallait cela pour avoir la confiance des villageois il s’y plierait de toute évidence. La vielle femme disposa, non sans jeter une dernière fois un regard au fils du Marquis (que l’intéressé ne remarqua pas). Puis les deux allèrent dormir. L’idée de la ronde trotta un instant dans la tête de l’héritier, puis elle laissa progressivement place au sommeil.

Elowan n’avait jamais dormit aussi profondément depuis un certain temps. Les nuits d’inquiétudes dans la demeure Ondore, les rondes incessantes dans les mines de Lushu et l’ennui répétitif et quotidien l’avait lessivé bien plus qu’il ne l’avait pensé. Mais ce n’était pas sa fatigue précédente qui le mettait dans cette humeur massacrante : s’il y avait bien une chose qu’il appréciait à son réveil c’était le silence et la paix ! A peine levé, il se retrouva nez à nez avec un jeune homme posté juste devant la tente, armé jusqu'aux dents, le regard fier mais l’air penaud par le déséquilibre que provoquait sa lourde armure. Elowan le regarda, maugréa et sortit complètement de la tente avant de déclaré d’un ton sec et dur :


- Quoi ?

Un mot qui voulait tout dire. Le garçon se redressa sous la voix menaçante de l’héritier puis il dit maladroitement :

-Je suis Luse M … monsieur ! j’aimerais b …

L’assortiment métallique qui ressemblait de loin à une armure tomba au sol dans un bruit assourdissant. On pouvait dire adieu au gentil Elowan vaseux du matin. Il leva les yeux au ciel puis fit retomber ses iris bleus avec plus de férocité. Sous ce regard pesant, le jeune homme enchaina aussitôt :

- J’aimerais m’engager dans la résistance !

Soit Elowan avait mal entendu, soit il n’était pas encore bien réveillé. Mais ce n’était pas une blague, car c’était un jeune homme fier et droit qui se tenait devant lui, d’ailleurs il suffisait de voir son regard pour être convaincu de sa force morale. Elowan tourna autour de lui avec amusement, il avait l’habitude des gaillards plus robuste, et en conséquent plus âgées. Il attrapa un bâton qui jonchait sur le sol, si vous croyez un seul instant qu’Elowan laisserais sa tranquillité ainsi s’échapper vous aviez tout faux. Du bout du bâton il vint frapper les épaules du garçon :

- Relève tes épaules, les hommes son fières, ils ne tremblent pas comme des fillettes …

Puis il vint frapper un peu plus énergiquement au niveau des genoux :

- Les jambes droites et sures sont les bases d’une carrure reposée et entrainée.

Puis feignant de frapper le torse du garçon avec force, il vint simplement poser l’envers de celui-ci contre le ventre du jeune homme, qui s’attendait en conséquent à coup bien plus fort que les précédents :

- Et puis pour terminer, un homme prèt au combat doit savoir anticiper l’attaque ennemie, et non trembler comme une feuille face à l’adversaire. Je ne suis pas responsable de tes actes.

Elowan jeta le bâton au loin, puis s’étira et délaissa ainsi le garçon derrière lui pour réclamer son armement à la doyenne tout en profitant de l’échange pour la remercier. Il en avait connu des jeunes qui n’étaient pas encore préparés au combat, il en avait vu tellement qu’à présent il savait parfaitement que tenter de les raisonner ne servait plus à rien, il fallait simplement leur montrer qu’ils n’en avaient pas la force. Elowan se retourna, Elwing n’était pas encore levée. Une pierre deux coups il alla aussi récupérer les armes de la jeune femme, puis les déposa au pied de la tente. Pour se réveillé complètement, il alla faire un tour rapide du village, les traces avaient disparues, mais elles n’étaient pas réapparues, bonne nouvelle en perspective donc. Elowan profita de sa solitude pour sortir sa carte, Bur-Omisace était encore loin … mais étrangement cette idée le rassurait, plus la guerre semblait loin plus il s’en sentait serein. Il la referma aussitôt, revint sur ces pas et croisa Elwing, qui venait de rencontrer le soldat pleurant devant la tente a chaudes larmes. Celui-ci c’était accroché aux jambes d’Elwing avec une telle hargne que les insultes retentissantes d’Elwing traversaient déjà tout le village.

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MessageSujet: Re: Les terres arides de Giza.   Sam 4 Sep - 14:41

Suite à ses derniers énervements, Elwing et Elowan avaient finalement atteint le village de Giza. Toujours en compagnie du garçon au cheveux blond elle se dirigea vers village, tandis que l'héritier, lui s'était arrêté pour remarquer des traces sur le sol, alors que la jeune femme absorber par ses pensés n'avait même pas remarqué son absence. Ceci dit, ils arrivèrent tous deux dans l'enceinte du village afin d'y trouver refuge pour la nuit. Grâce à une certaine doyenne, un peu étrange, et après avoir donnés leurs armes comme convenus pour question de confiance, ils se préparaient à être accueilli dans une de leurs tentes, réservé justement aux invités. Étrangement la vielle femme se mit à fixer Elowan, pourquoi ? C'est ce que demanda la jeune fille, pourtant il n'était jamais venu dans le village, qu'aurait faire un richard dans ce patelin alors qu'il avait la grande Rabanastre à même pas quelques lieux de là ? Elwing fixa la doyenne qui après s'être aperçue du regard interrogateur de la jeune femme détourna vite la tête.L'imbécile de blond n'avait rien remarqué, à croire qu'il ne faisait plus attention. Puis la nuit se passa aussi bien pour Elwing que pour Elowan, qui lui semblait déjà dormir abattu par la fatigue.

Allongée dans son lit, la jeune femme pensait toujours à son frère, où était-il à cette heure ? que faisait-il ? Etait-il toujours à Nalbina ? Elle était inquiète quant à l'état de son frère, sa santé aussi. Allongée les yeux fixant le sommet humide de la tente, Elwing tenta alors de s'endormir malgré son inquiétude. Pour cela, elle s'obligea à penser à autre chose, une chose récente... elle pensa alors à sa rencontre avec Elowan. Du comment et pourquoi quelques jours plus tard ils se mirent finalement à voyager ensemble alors qu'il étaient si différents ? En plus fils du Marquis Ondore ! Ce n'était pas un noble héritier sans aucuns intérêts, elle voyageait avec une personne d'importance. Cette simple pensé lui serra le cœur. Quand Elwing s'en rendit compte, elle se trouvait bien seule. Lui, on le connaissait dans tout le pays, tous les continents d'Ivalice, il côtoyait les familles importantes et les dirigeants de chaque pays, quant à elle, elle n'était connue que pour ses délits et crimes à Rabanastre. Oui, ses crimes, Elwing avait déjà tué. Au grand malheur de ses parents qui eux, malgré leur passé honteux, n'avaient jamais commit ce crime aussi grave qu'est celui de priver une être de la vie. De plus ce n'était pas une ou deux personnes, qui pourrait encore passer pour être « sans gravité », mais plus d'une 10ène. Peu de temps après avoir repensé à son passé, la fatique s'installa et Elwing pu enfin fermer les yeux et dormir jusqu'au lendemain.
Lorsque les premiers rayons du soleil avaient atteint la tente d'Elwing, des voix se firent entendre au-delà de la tente. Elwing, réveillée par des pleurnicheries incessantes et étouffée par une chaleur monstre dans l'enceinte de la tente, se leva de mauvais poil et sortit les cheveux ébouriffés de celle-ci.


-Non mais c'est quoi ça ?

Le soldat se retourna tout à coup vers elle. Surprit et pas encore bien remit de ses émotions précédentes, il fixa longuement d'un air penaud la jeune femme. Puis en proie à une nouvelle crise de tristesse, s'accrocha fermement à la jambe la plus proche tout en séchant ses larmes.

*Quoi?! Mais qui c'est ce gosse et pourquoi il chiale ?*

- Allez bouge de mon chemin jeunot ! Cria Elwing à l'adresse de celui-ci tout en secouant un peu la jambe pour se dégager de son emprise.

-Non ! Engagez-moi dans la résistance par pitié ! Répondit le jeune soldat insouciant, tout en s'attachant plus fermement à la jambe de la jeune femme.

- Ah ! Je comprends mieux … la Résistance hein ? Elowan !!!! Enfoiré !! Tu m'as ramené quoi là ?! Je ne suis pas de la résistance de ce péteux !! Maintenant dégage de mon chemin !!

Le soldat toujours dans ses pleurs incessants était bien obligé de se lever et d'obéir à cette femme qu'il a aperçu que quelques secondes mais qui suffisait pour le faire trembler de peur. Elwing s'était peut-être enflammée trop vite, depuis la disparition de son frère, la jeune fille s'énervait sans cesse et ses nerfs étaient a fleur de peau. Malheureusement aujourd'hui, sa tombait sur ce petit soldat qui ne demandait qu'à être engagé dans la résistance, il n'y avait aucun lien avec Elwing. Il se leva et se mit à courir tout en criant :

-Vous verrez un jour je serais fort !!


Après avoir suivi le petit soldat d'un regard méprisant, Elwing aux cheveux ébouriffés prit au pied de sa tente ses armes, retourna dans la tente histoire de régler son petit problème capillaire et alla rejoindre Elowan non loin de là.
-Ramène moi encore un mioche pareil et je te trucide, compris ?
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Elowan Elfée Ondore

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Masculin Nombre de messages : 14
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MessageSujet: Re: Les terres arides de Giza.   Mer 8 Sep - 19:31

Elowan lui, avait assisté à la scène en silence. Même si intérieurement il ne pouvait s'empêcher de penser que cette scène matinale avait certains aspects comiques et divertissants en conséquent. Peut être était ce l'aboutissement de toutes ces moments d'ennui, de solitude, de fêtes calmes et plates que lui offrait les longues heures de sa vie passé auprès de sa famille, et principalement de son grand-père à Bhujerba. Quoi qu'il en soit, il s'amusa de la scène et sourit intérieurement. Elwing les cheveux ébouriffés et sa pudeur féminine lorsqu'elle était rentrée dans la tente pour se refaire secrètement une « beauté » acheva de le faire sourire. Et gardant néanmoins un air détaché, il ne put s'empêcher de conclure que le soldat avait été la véritable victime de leur arrêt à Giza. Après un certain temps, Elwing sortie de la tente recoiffée et presque disposée jusqu'à ce qu'elle s'avance vers lui et le menace tout en sous entendant qu'Elowan avait amené le garçon à lui. Il la contredit d'un ton posé, sans prêter attention à la mauvaise humeur de la jeune femme.

- C'est lui qui est venu à moi. Je l'ai rejeté correctement, mais il c'est entêté et a persisté. Je pense que tu as achevé de lui faire peur.

Durant une fraction de seconde, un sourire en coin se peigna sur le visage d'Elowan. Pour disparaître aussitôt certes, mais révélait au moins sa bonne humeur pointilleuse. En effet il ne perdait pas non plus de vue son objectif primaire et la menace peut être, qui planait sur ses mystérieuses traces de pas. Quoi qu'il en soit, il prit naturellement les devants, laissant Elwing à l'arrière pour qu'elle achève ses réflexions, puis tout deux se dirigèrent tranquillement vers Ozmone : la dernière terre qui les séparaient du village de Jahara. Qu'allaient t'ils faire après ? Jahara était pour Elwing une gène et un arrêt surement inutile puisqu'elle devait sauver son frère en priorité. Pour Elowan, c'était une halte parmi tant d'autres, une pause dans un emploi du temps chargé.

Mais qui ne se poserait pas ce genre de questions après tout ? Elowan se jura alors de profiter de la halte au village de Jahara pour approfondir la communication avec la voleuse. Ils étaient différents, mais assez adultes pour se comprendre après tout. Elowan avait à apprendre d'Elwing, et inversement, Elwing aura à apprendre d'Elowan. Quelque part il était rassuré d'être en compagnie d'une personne aussi différente, mais aussi très irrité d'apprécier autant la récente présence d'Elwing. Aussi étrange que cela pouvait paraître d'ailleurs. Trop de fierté aurait été une interprétation trop décalé par rapport à la vérité, mais on pourra dire qu'Elowan réalisait une nouvelle fois que la notion de proximité ne pouvait pas s'appliquer aux caractères hypocrites et exploiteurs de la noblesse. Une sensation de malaise prit Elowan, comme un mauvais présage il frémit sous le vent frais qui venait de se lever sur eux et se couvrit en conséquence.

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